Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 10:16

 

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Yves DASSONVILLE dans son spacieux et magnifique bureau de la Préfecture

 

 

 

Yves Dassonville «Je serai en Civraisien dès que j’y serai invité»

 

En attendant une éventuelle visite en Pays Civraisien ou dans le canton de Civray, du nouveau Préfet de Région, Yves Dassonville qui met fin à la série des «Bernard»(1), «Le Journal de Civray» est allé à la rencontre du Préfet des Préfets pour un petit bilan de ces 5 mois en Poitou-Charentes. Tour d’horizon.

 

Nommé le 22 août 2011, le Préfet de la Vienne et de la Région Poitou-Charentes, Yves Dassonville, est en poste à Poitiers depuis 5 mois et demi (date à laquelle l'interview a été accordée). L’occasion pour «Le Journal de Civray», hebdomadaire rural, diffusé en Sud-Vienne, Nord-Charente et Sud des Deux-Sèvres, d’aller à la rencontre du représentant de l’Etat en Poitou-Charentes pour faire le point sur les grands dossiers comme l’emploi, la réforme territoriale, ses relations avec les personnalités politiques telles que la Présidente P.S. du Conseil Régional Ségolène Royal et certains thèmes qui concernent le monde rural.

 

Le Journal de Civray : Bonjour Monsieur le Préfet, merci de nous avoir accordé cet entretien. Pourriez-vous expliquer aux lecteurs du Journal de Civray ce qu'est exactement un Préfet de Région, son rôle, ses compétences et ses limites ?

 

Yves Dassonville : "Un Préfet de Région, c'est un représentant de l'Etat dans la circonscription administrative qui s'appelle la Région, Poitou-Charentes dans notre cas. C'est le chef de toutes les administrations d'Etat sauf quelques exceptions que sont bien entendu la Justice, l'Education Nationale et les Finances Publiques. Tous les autres services de l'Etat sont dirigés par le Préfet".

 

JdC : Quel bilan tirez-vous de vos 6 mois de mandat en Région Poitou-Charentes ?

 

Y.D. (Rectifiant le nombre de mois) : "J’ai été nommé le 22 août 2011. Donc, cela fait exactement 5 mois et demi que j'exerce cette fonction. (à la date de notre interview) ndlr) A mon arrivée, il m'a fallu d'abord refaire connaissance avec tous les élus, toutes les forces vives, Chambres Consulaires et ça prend du temps. Je pense que maintenant j'ai une meilleure connaissance de mes interlocuteurs politiques et professionnels. Sur quoi ai-je beaucoup travaillé depuis mon arrivée ? Sur la coopération intercommunale bien entendu. J'ai également beaucoup travaillé sur l'emploi, l'arrivée de la Ligne à Grande Vitesse. Voici quels ont été les principaux dossiers. Bien sûr il y a les dossiers habituels comme l'ordre public qui est l'une des tâches régaliennes du Préfet".

 

JdC : Parmi les dossiers sensibles, vous avez hérité de la réforme des collectivités territoriales. Comment cela s'est-il passé dans le Sud-Vienne ? Y a-t-il eu des mariages heureux et des mariages forcés ?

 

Y.D. (Se redresse et esquisse un petit sourire républicain) : "Tout d'abord, on n'a fait qu'un schéma, l'étape qui faisait l'objet des travaux de l'an dernier c'était de faire un schéma, c'est-à-dire de faire l'annonce, de faire un guide pour les futurs mariages. Et non pas de faire les mariages. Cette étape s'est plutôt bien passée puisque le schéma a été voté. Il faut bien le souligner. Il a été voté et non pas arrêté par le Préfet. Ensuite j'ai pris un arrêté mais à partir du vote des élus. Le schéma a été voté, avec une petite difficulté qui est que certains Syndicats d'Eau ont mal pris d'être intégrés dans le grand Syndicat d'Eau Départemental qu'est le SIVEER. Il y a eu quelques contestations là-dessus. Il y a eu également quelques contestations au sujet des Syndicats de Rivière qui ont considéré qu'il fallait qu'ils restent autonomes. Mais tout ceci a été voté par les élus. Les élus ont présenté des amendements aux projets que mon prédécesseur avait faits, dans ces amendements, certains ont été rejetés, notamment ceux qui concernaient les Syndicats d'Eau, par les élus. Au total, le schéma a été approuvé par une majorité d'élus au sein de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale. Maintenant, il reste le travail à faire, mais ça, c'est pour l'année à venir. Et peut-être même jusqu'en 2014, où les fusions et les rapprochements vont se faire. L'étape suivante, c'est la mise en œuvre du schéma, car l’an dernier, c'était la définition d'un schéma".

 

«Résultat satisfaisant qui aurait pu être plus audacieux»

 

JdC : Quel bilan tirez-vous de ces discussions, de ces rencontres et du travail accompli depuis lors ?

 

Y.D. : "Je crois que c'est un résultat qui est satisfaisant mais qui aurait pu être plus audacieux. Je regrette un petit peu que certains Syndicats d'Eau ne comprennent pas l'intérêt de se fondre dans le SIVEER. Parce que les problèmes de l'eau sont des problèmes très compliqués qui vont coûter beaucoup d'argent et je pense que la mutualisation des moyens humains et matériels est une bonne idée et que, quand on a la chance d'avoir un Syndicat comme le SIVEER qui marche bien et qui a des modes de gouvernance très proches des citoyens, il n'y a pas à avoir d'hésitations. Il y a des résistances qui ne me paraissent pas gouvernées par l'intérêt général. Les gens aiment bien être chez eux, c'est un peu un esprit de clocher "On est entre nous, tout marche bien, pourquoi est-ce que vous allez déranger tout ça ?". Seulement, les problèmes de l'eau, ce sont des problèmes qui nécessitent des moyens, des compétences. On n'est pas obligés de mettre la réforme en œuvre dès 2012. On peut prendre le temps, l’essentiel est qu’on y arrive en prenant compte de l’intérêt général.»

 

«Trouver des formules pour le maintien et la qualité des services en milieu rural»

 

JdC : Que pensez-vous des mouvements de délocalisation qui privent le Sud-Vienne d'entreprises qui sont pourvoyeuses d'emplois ?

 

Y.D. : "Les zones rurales ont souvent du mal à garder leur vitalité. Civray n'échappe pas à la règle. Mais au jour d'aujourd'hui, c'est toute l'économie française qui souffre. L'exode rural, c'est une vieille histoire, nous, on essaie de tout faire, malgré les économies budgétaires, pour qu'il reste des services en milieu rural, même si, de temps en temps, il y a une Trésorerie qui ferme, un Bureau de Poste, il existe des formules pour maintenir ces services publics en milieu rural. On ne peut pas dire qu'il y ait des territoires qui soient laissés à l'abandon. Mais là encore, il faut savoir innover. Finalement, ce que faisait un Bureau de Poste, peut être fait par quelqu'un d'autre. Par exemple, un commerçant qui, en plus de son activité professionnelle principale, par convention avec La Poste, offre des services postaux. Cela se fait depuis longtemps en Grande Bretagne. Tout le monde doit être maintenant très conscient que l'argent public est rare. On a le devoir de toujours avoir en tête cette contrainte économique que les finances publiques en France sont malades et très endettées et qu'il faut que les dépenses n'augmentent surtout pas, en tous les cas soient stabilisées. Que ce soit les dépenses de l'Etat ou celles des Collectivités locales. Cette contrainte nous oblige à faire preuve d'imagination. On peut trouver des formules qui maintiennent le service public en milieu rural à moindre coût et sans diminuer la qualité du service".

 

JdC : Concrètement, quelles formules, quels projets envisagez-vous de mettre sur pieds ?

 

Y.D. : "Si je parle par exemple de la Sous-Préfecture de Montmorillon, un moment, on a pensé qu'elle allait disparaître. Quelle formule utilisons-nous pour justifier la présence de fonctionnaires à Montmorillon, où il y a une Sous-Préfète ? Eh bien l'une de ces formules a été de leur donner des tâches départementales. Ils ont été formés, pour l'ensemble de la Préfecture de la Vienne, pour des tâches qui étaient faites auparavant à Poitiers, ils font un certain nombre de choses pour leur arrondissement, mais aussi pour le département, ce qui permet de laisser des fonctionnaires en place, notamment pour tout ce qui est gestion d'autorisations d'armes, c'est Montmorillon qui travaille pour l'ensemble du département de la Vienne".

 

JdC : Au sujet du nucléaire, le rapport établi récemment par l'Autorité de Sûreté Nucléaire, au sujet de la fuite de tritium à la centrale de Civaux est-il si accablant qu'on le dit ?

 

Y.D. : "Non, il n'est pas si accablant. Ce rapport pointe des dysfonctionnements sérieux, mais qui n'ont pas eu de conséquences sur la santé publique. Ces dysfonctionnements doivent être réparés. C'est l'Autorité de Sûreté Nucléaire, autorité indépendante, sur laquelle ni moi ni les ministres n'avons de pouvoir, qui a prescrit 27 mesures. Pour autant, la fuite de tritium s'avère minime, selon les analyses qui ont été faites, elle ne révèle aucun niveau de contamination dans les nappes phréatiques ou dans La Vienne. Les doses sont de 15 à 20 fois inférieures aux doses limites fixées par l'Organisation Mondiale de la Santé. En tant que membre de la Commission Locale d'Information, je m'en remets au pronostic de l'Agence de Sûreté Nucléaire, de manière à déconnecter le jugement que l'on a sur les centrales nucléaires du pouvoir exécutif".

 

JdC : Quel regard portez-vous sur la politique de santé de la Région, notamment au travers du récent projet porté par l'Agence Régionale de Santé ?

 

Y.D. : "L'ARS est aussi une structure d'Etat. Son Directeur est nommé en Conseil des Ministres, tout comme le Préfet, il ne dépend pas du Préfet. Il fait un certain nombre de choses pour le Préfet en matière de santé publique, mais ce n'est pas l'essentiel de son travail, je ne crois pas que localement - mais c'est un jugement que je porte, d'une certaine manière, de l'extérieur - le monde rural soit abandonné par l’ARS, bien au contraire. Le Directeur actuel, qui est une personne remarquable, M. Pierre-Emmanuel Blanc, a vraiment le souci de garder en vie les hôpitaux de moindre importance. Là aussi, il faut trouver des formules astucieuses".

 

«De l’éolien, oui, mais pas partout !»

 

JdC : Lors de la session extraordinaire du Conseil Régional, le 30 janvier, Mme Royal et vous-même avez-vous trouvé un terrain d'entente au sujet du développement du parc éolien sur le département de la Vienne ? (Mme Royal vise un potentiel de 1.800 Mw étendu sur 90 % du territoire alors que l'Etat propose un potentiel de 1.700 Mw concentré sur 60 % du territoire). Qu’en est-il au juste ?

 

Y.D. : "On n'a pas encore résolu notre différence d'appréciation. Ce que nous disons, c'est que, bien entendu, il faut développer les énergies renouvelables et notamment l'éolien. Nous partageons totalement l'ambition de la Région, mais ce que l'on dit, c'est que, on peut atteindre cet objectif, sans faire ce l'éolien partout. Qu'est-ce qui justifie qu'on ne fasse pas d'éolien dans une zone ? Ça peut être parce que la zone est protégée ; parce qu'il y a des zones Natura 2000 à proximité ; des arrêtés de biotope ; des oiseaux protégés qui nichent à proximité ; il y aurait une co-visibilité de l'éolienne, avec certains sites et paysages ; parce que la ferme d'éoliennes serait trop éloignée des raccordements et enfin, parce qu'il n'y a pas beaucoup de vent dans la zone concernée. En regroupant tous ces critères, on en est à peu près à 50 % du territoire régional et nous disons, ça suffit. Avec ça, on peut tout à fait produire 1.700 mw à l'horizon 2020, ce n'est pas la peine d'en faire partout et laisser des élus développer des projets de développement éolien qui vont ensuite se faire casser par des décisions du Tribunal Administratif. C'est une position qui me paraît raisonnable, équilibrée et ambitieuse aussi d'un point de vue des énergies renouvelables".

 

JdC : Vous avez donné l'autorisation pour une Zone de Développement de l'Eolien sur le territoire de Blanzay - Romagne. Or, M. Le Grelle, Directeur de la Vallée des Singes, menace de déplacer le parc animalier si des éoliennes sont installées à moins de 3 km de celui-ci. Quelle est votre position, face à cette menace ?

 

Y.D. : "Justement, c'est un exemple de ce que je disais, il faut faire très attention et ne pas dire qu'on peut faire de l'éolien partout. J'ai bien entendu son point de vue, les décisions n'ont pas été prises. Il y a création d'une Z.D.E. et puis ensuite, il y a un permis de construire et une enquête d'utilité publique, donc, rien n'est encore définitif".

 

«Avec la crise, toutes les aides seront stabilisées»

 

JdC : Revenons à l'économie, la perte du triple A de la France aura t-elle une conséquence sur les aides octroyées par l'Etat au monde rural ?

 

Y.D. : "Non, pas directement, mais ainsi que je le disais tout à l'heure, la France doit réduire sa dette, en dépensant moins ou en augmentant les impôts, ou faire les deux en même temps. Il y a peu de gens qui disent actuellement qu'il ne faut pas contenir les dépenses. L'argent public est rare. Il faut sortir d'une logique d'argent abondant qui dit qu'un bon budget, c'est un gros budget. Les ministres, pendant longtemps, se sont glorifiés d'avoir un budget conséquent. Le citoyen, lui, regarde le service rendu. Il peut y avoir un rapport entre les services rendus et les moyens employés mais pas toujours. Souvent il y a des gaspillages, des politiques peu efficaces. Cela a des conséquences sur tous les rapports entre l'Etat et les collectivités locales. Par conséquent, les dotations ne vont pas augmenter. Elles seront sans doute stabilisées. Le rapport avec les associations, c'est pareil. On est dans un contexte de rigueur qui s'applique à tout le monde".

 

JdC : Vous avez déclaré comme priorité le maintien de l'ordre public, que pouvez-vous nous dire sur la sécurité dans le monde rural ?

 

Y.D. : "A vrai dire, la Vienne est un département qui est tranquille, en sécurité. Quand on dit ça, ça ne veut pas dire que tout soit parfait, qu'il n'y ait jamais de vols ou autres actes de délinquance. Ce qui nous inquiète un peu en ce moment, c'est la recrudescence des cambriolages, notamment pour la recherche d'or. C’est une situation qui nous préoccupe. Nous sommes en train de voir, notamment avec les gendarmeries des zones rurales, comment on pourrait contrer cette activité des malfaiteurs. Il faut rester optimiste mais vigilant."

 

JdC : Quelles sont les joies et les difficultés d'un Préfet de Région ?

 

Y.D. (Léger sourire satisfaisait) : "Je ne peux pas dire que c'est toujours facile, mais je ne me plains pas. Ce qui est le plus difficile, c'est de montrer que l'Etat au niveau régional a pris de l'importance mais que pour autant, le niveau départemental reste important. Ce qui est difficile mais intéressant, c'est de faire vivre une certaine collégialité entre les Départements de la Région. Le Préfet de Région n'est pas une sorte de monarque de droit divin, il anime une collégialité des Préfets de départements. Les décisions sont prises après discussions entre les Préfets, qui essaient d'avoir des positions homogènes, par exemple sur la gestion de l'eau, c'est très important car il y a un véritable problème dans la région. On va avoir par exemple lors du prochain Comité d'Administration Régional à discuter d'instructions que je donnerai aux Préfets de départements sur leur politique en matière d'eau. Tout ne se passe pas à Poitiers. L'administration de l'Etat s'est renforcée au niveau régional, de nouveaux pouvoirs ont été donnés aux Préfets de Région, mais ils doivent les mettre en œuvre en respectant le principe de collégialité. Un Préfet est un animateur de son territoire".

 

«Je suis un Préfet de la République, constructeur de coopération avec toutes les collectivités locales».

 

JdC : Etes vous un Préfet de Région ou un Préfet de la Région ?

 

Y.D. : "Je suis et travaille avec la Région. L'institution du Conseil Régional. Il y a une coopération obligatoire. Les citoyens ne peuvent pas comprendre que les pouvoirs publics se disputent à leur détriment. Il est donc impératif que l'on puisse faire fonctionner les pouvoirs publics quelles que soient les configurations politiques. Moi j'assume complètement mon rôle de représentant de l'Etat et du Gouvernement, mon rôle aussi consiste à construire des coopérations avec les collectivités locales, quelle que soit leur orientation politique. Le Conseil Régional est à Gauche, la Mairie de Poitiers est à Gauche, ainsi que celles d'Angoulême, de Niort et de La Rochelle. Et puis le Préfet, c'est un Républicain, par définition. J'ai fait toute ma carrière depuis 1983 avec des périodes d'alternance. J'ai défendu une politique qui était contraire de celle d'hier et pas la même que celle de demain, mais c'est la vie, ça. Donc, je suis un Préfet de la République".

 

JdC : Quelle est la stratégie de développement de l'Etat en Poitou-Charentes ?

 

Y.D. : "En matière de priorités, il y a le développement durable, l'emploi, les sécurités, au sens large du terme, comme par exemple, en ce moment, j'interviens en aide pour des problèmes liés au froid. On a eu deux problèmes dans des maisons de retraite où il n'y avait plus de chauffage, on a apporté notre contribution pour que ça se rétablisse vite. En concertation avec le Conseil Général, on a réfléchi à des solutions concernant le transport scolaire ; à la Mairie de Poitiers, on a demandé si on pouvait ouvrir un gymnase pour les SDF toute la journée au lieu de simplement le soir. Une autre priorité, c'est aussi la modernisation de l'Etat. Il faut qu'on fasse rentrer dans la logique de l'Etat la notion de performance, de service du public, d'économie".

 

«Le Poitou-Charentes, une identité à construire»

 

JdC : Si vous aviez un message à faire passer à vos interlocuteurs du monde rural, quel serait-il ?

 

Y.D. : "La période que nous traversons aujourd'hui est difficile, mais il ne faut pas désespérer. Notre mode de vie qui comporte une forte part de ruralité est un mode de vie extrêmement agréable. On peut aujourd'hui dans une commune rurale, avoir accès à pratiquement tous les services. C'est un atout considérable que tous les pays, même développés, n'ont pas. Il faut que les communes rurales se battent pour conserver tous leurs services, leurs emplois, l'exode rural, c'est fini, au contraire, ce serait plutôt un mouvement dans le sens inverse qui serait en train de se produire".

 

JdC : Comment trouvez-vous le Poitou-Charentes ?

 

Y.D. : "C'est une région qui manque peut-être un peu d'unité, si on la compare avec la Bretagne ou le département de la Vendée, qui ont une identité régionale forte. Le Poitou-Charentes est une région de Marches, entre l'Ouest et l'Aquitaine. Où sommes-nous, sommes-nous les gens du sud ou les gens du nord ? Cela se voit très bien au point de vue linguistique, avec une partie de patois de langue d'oc et une autre de langue d'oïl. Ce qui est très porteur dans une région, c'est l'identité, or il me semble que l'identité picto-charentaise reste à construire. Si elle était plus forte, ce serait un facteur de développement économique, quand on a une fierté pour sa région, une volonté de vivre et de travailler au pays, c'est une force".

 

JdC : Vous avez visité Gençay, Brux, à quand une visite en Civraisien ?

 

Y.D. : "Effectivement, j’ai été à Gençay et à Brux. Actuellement, j’effectue quelques déplacements dans les quartiers populaires de Poitiers. Je serai en Civraisien ou dans le canton de Civray, dès que j’y serai invité."

 

JdC : Merci, Monsieur le Préfet !

 

Y.D. (Nous raccompagnant à la porte de son immense et magnifique bureau) : "Merci à vous !".

Texte & Photos :

JdC - L.C.

(1) Depuis 2003, tous les Préfets de Région Poitou-Charentes se sont prénommés Bernard.

Par JdCblog - Publié dans : Action, réaction ! - Communauté : Bien vivre à la campagne
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 16:45

 

 

Je recherche des renseignements sur l'héritage industriel dans les cantons de Civray, Couhé, Gençay et Charroux pour un projet photographique. Pour montrer la différence entre l'industrie d'aujourd'hui et d'hier. Vous pouvez me contacter via mon site web où il y a une page "contact"

 

lène Anderson

Par JdCblog - Publié dans : Découvertes - Communauté : Bien vivre à la campagne
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 09:05

« Un arrêt sur les mots, comme on fait un arrêt sur image » (Frédéric Mitterrand)

 

Organisée chaque année autour du 20 mars, Journée internationale de la Francophonie, la Semaine de la langue française et de la Francophonie est le rendez-vous régulier des amoureux des mots, en France comme à l'étranger. Elle offre au grand public l'occasion de fêter la langue française en lui manifestant son attachement et en célébrant sa richesse et sa diversité.

 

L'opération « Dis-moi dix mots » invite chacun à s'emparer de dix mots choisis autour d'une thématique définie par le ministère de la Culture et de la Communication et ses partenaires francophones (Québec, Belgique, Suisse et Organisation internationale de la Francophonie). Dix mots avec lesquels le public est convié à jouer, créer, écrire, chanter, slamer, déclamer, chuchoter, bloguer, filmer et surtout s'enflammer pour la langue française.

 

L'édition 2012 se place sous le signe de l'expression personnelle avec ces dix mots qui sont autant de portes à ouvrir sur soi et vers l'autre. Jean-Jacques Rousseau, l'auteur des Confessions, dont on célèbre en 2012 le tricentenaire de la naissance, a été naturellement convié à cette fête des mots. Les dix mots retenus parsèment en effet son œuvre.

 

Pour en savoir plus, c'est ici.

Par JdCblog - Publié dans : C'est réjouissant - Communauté : Bien vivre à la campagne
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 17:20

 

Le Secteur Pastoral « des Hauts de Charente » fait partie du diocèse de Poitiers et du Territoire du Civraisien. Il regroupe 13 clochers regroupés en  cinq communautés locales sous la responsabilité du Père Joseph GUILBARD, avec la participation des Pères Michel DESNOUES et Alain NAULEAU : Civray-St Pierre, Savigné-Genouillé, St Gaudent-St Macoux-St Saviol-Lizant-Voulème, Blanzay- Linazay et Champniers-St Romain.

 

Une communauté locale est donc un groupe de chrétiens qui s'organise, en lien avec le Diocèse, «pour vivre et proposer l'Evangile sur un territoire donné en suivant le Christ dans ses trois missions : la Prière, la Charité et l’Annonce de la Foi».

 

Les communautés locales de Civray-Saint Pierre et de Savigné-Genouillé, sont animées par des équipes de laïcs, accompagnées d’un prêtre : le Père Joseph GUILBARD.

 

Ces équipes d’animations locales, se composent d’un délégué pastoral et d’un délégué à la vie matérielle (élus), et de responsables des services de la Prière, de l’Annonce de la Foi et de la Charité (nommés). Ces personnes ont été élues et nommées en octobre 2011 pour un mandat de trois ans renouvelable une fois.

 

L’équipe d’animation entretient et fleurit l’église, prépare les messes du dimanche, la célébration des obsèques, l’animation liturgique, … Elle se préoccupe aussi de l’annonce de la foi des plus jeunes aux plus âgés.

 

L’équipe d’animation ne fait pas tout ! Chacune des personnes de l’équipe d’animation constitue des équipes avec elle. A Savigné-Genouillé comme à Civray-St Pierre, une quarantaine de personnes s’activent régulièrement.

Le temps consacré par chaque membre de la communauté est variable en fonction des personnes, des tâches qu’elles effectuent, mais aussi des périodes et des activités proposées.

 

 

"Je remplis ma nouvelle mission avec beaucoup de joie et de plaisir, et surtout sans compter mon temps"  affirme Martine DROUAUD, déléguée pastorale, témoignant de la motivation de la nouvelle équipe qui se réunit souvent pour mieux organiser, animer, innover et oser la proximité dans les communes de Savigné et Genouillé.

 

   

Tout le monde est invité à participer aux activités de la communauté locale «L’église c’est l’affaire de tous !».

 

Plusieurs activités ont été prévues pour l’année 2012  «Pour fêter la nouvelle année, nous avons organisé un après-midi convivial à Savigné, le samedi 14 janvier, moment festif de rencontre entre des familles de toute génération, qui s’est terminé par la traditionnelle galette des rois. En 2013, cet après-midi aura lieu à Genouillé.

 

 

- Le samedi 24 Mars 2012, tous les enfants sont invités à venir passer l’après midi à l’église de Savigné, pour créer un « jardin ou chemin vers pâques ». A partir de petits travaux manuels, ils pourront découvrir ce que représentent les fêtes des Rameaux et de Pâques pour les Chrétiens.

 

  

- Cette année encore, en décembre, la confection de la Crèche de Savigné sera confiée aux enfants.



  

- Des temps particuliers de prières sont organisés dans les quatre églises des deux communautés : Chemins de croix pendant le temps du Carême et prière à Marie au mois de Mai "L’équipe d’animation n’est pas toute la communauté ! Elle va continuer à prendre soin de toute la communauté, d’accueillir, de rester à l’écoute de ceux qui viennent vers elle, et surtout essayer d’aller à la rencontre de tous les autres" .

 

 

Augustin GUILLET avec le concours de Mme Martine DROUAUD que nous remercions;

 

Communauté locale01

 

Sur notre photo, de gauche à droite : Olivier TAFFORIN (stagiaire au JdC) ; Bruno HAURON . Augustin GUIBERT (stagiaire au JdC) ; Fabienne Hauron ; Martine DROUAUD;

 

 

 

 Contacts :

   

 

Père Joseph GUILBARD

05.49.87.00.90

 

Martine DROUAUD

Déléguée pastorale communauté locale Savigné-Genouillé

05.49.87.72.97

 

Fabienne et Bruno HAURON

Délégués pastoraux communauté locale Civray-St Pierre

05.49.87.32.08.

 

Site du diocèse

Par JdCblog - Publié dans : Philosophie de la vie
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 16:35

Promise.jpg

 

 

 

 

Traduction de l'américain :

Vanessa Rubio-Barreau

Broché: 423 pages

Editions Gallimard jeunesse

(avril 2011)

Collection Hors série Littérature.

 

Ce livre pourrait être le petit frère du Meilleur des mondes (Huxley), écrit près de 80 ans après son célèbre modèle.

 

Ici aussi, dans un futur proche, l'Etat règne en maître, intervenant dans tous les aspects de la vie de ses citoyens : le récit commence d'ailleurs avec l'annonce faite à Cassia, jeune adolescente, de la date du banquet de couplage, pendant lequel toutes les adolescentes de son âge connaîtront le nom de leur futur partenaire de vie.

Ce sera son ami d'enfance, Xander ; mais tout se complique quand son écran lui montre un autre jeune, Ky, issu des provinces lointaines comme son promis. Pourtant, de classe inférieure, il n'est pas autorisé à se coupler (ni à se reproduire).

L'incident troublera Cassia, qui cherchera à en savoir plus...

Entre sécurité et inconnu, vie imposée ou révolte contre l'ordre établi, la jeune fille devra choisir, et beaucoup de choses lui seront révélées au fur et à mesure de sa prise d'indépendance : tout n'est pas aussi idyllique que les autorités le prétendent !

Au delà des thèmes premiers, quête identitaire et premières amours, l'auteure traite avec finesse du thème du pouvoir totalitaire qui, au nom de la sécurité, aliène ses citoyens au point de leur refuser toute identité propre, décidant de la vie et de la mort de tous pour optimiser la vie insipide qui leur est imposée.

Mais la révolte gronde doucement, certains se rendant compte de la situation et du dérèglement d'un tel système et, en passant de l'autre côté de la barrière, Cassia découvrira les deux faces cachées de sa société, les manipulations gouvernementales et les mouvements de résistance souterraine.

Ce livre est avant tout destiné aux adolescents, et comme tel axé sur les sentiments et émotions des jeunes héros ; cependant, il va bien au-delà, avec son aperçu d'un avenir possible et sa critique d'un système totalitaire. Malgré sa légère mièvrerie, peut-être un futur classique ?

En attendant, j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire, et attends avec impatience la suite des aventures de Cassia et de Ky !

 

Présentation de l'éditeur

 

Cassia, 17 ans, vit dans une Société prétendument idéale qui dicte tout : les distractions, le travail, le lieu d'habitation, la nourriture, les vêtements, même la mort est programmée. Mais surtout, les Officiels organisent les mariages selon des critères de compatibilité idéale. Aussi, quand Cassia apprend qu'elle est promise à Xander, son meilleur ami depuis l'enfance, tout semble parfait ! Etrangement, c'est le visage d'un certain Ky qui apparaît sur le fichier numérique consacré à son Promis, avant que l'écran ne s'obscurcisse... Une erreur, lui dit-on ? Car Ky est issu d'une classe inférieure et n'a pas le droit de se marier. Intriguée, Cassia cherche à mieux connaître ce garçon au passé mystérieux. Ky est un garçon sensible qui lui fait découvrir l'écriture, la création poétique... Elle en tombe amoureuse et se confie à Xander qui lui apprend qu'il aime une de leurs voisines. Peu à peu, l'image de la Société "parfaite" s'effrite aux yeux du groupe d'adolescents.

Le doute s'installe, mille questions viennent les perturber. La tension monte, les brimades des Offi iels se multiplient. Lorsque Ky est envoyé combattre les Ennemis de la Société dans les Provinces Lointaines, Cassia, écoeurée, décide de se rebeller et de le rejoindre...

 

Biographie de l'auteur

 

Ally Condie est américaine. Elle a été professeur d'anglais durant plusieurs années et vit près de Salt Lake City avec son mari et ses trois garçons.

Promise est son premier roman.

Par JdCblog - Publié dans : Lectures
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